Okami Official Complete Works

CoverOkami, que l’on aime ou non, est probablement un des jeux les plus marquants de la PS2. Si l’oeuvre de Clover s’inspire énormément de la saga The Legend Of Zelda (dans sa structure et son gameplay), elle parvient à se distinguer de son modèle à travers une direction artistique à tomber, qui lui confère une identité singulière, jamais vue jusqu’alors. En effet, le choix d’un style graphique proche de l’estampe japonaise, permis par l’usage du cel shading, rend l’ambiance et l’univers nippon du jeu cohérent. De plus, aujourd’hui encore, graphiquement, le jeu n’a pas pris une ride ! Il suffit de voir la version HD du jeu tourner sur PS3 pour s’en rendre compte. Plutôt que de vous proposer une critique du jeu en lui-même, je vais plutôt me pencher sur son magnifique artbook : Okami Official Complete Works des éditions Udon, trouvable autour d’une vingtaine d’euros sur des sites comme Amazon ou Priceminister. Non seulement, je trouve qu’il s’agit d’une belle manière d’inaugurer une nouvelle catégorie, mais il y a une petite histoire personnelle autour de cet ouvrage.

Après l’avoir commandé via un des sites préalablement cités, le vendeur m’a assuré que le colis mettrait entre une et deux semaines pour me parvenir depuis les Etats-Unis, or quatre semaines plus tard, je n’ai toujours rien reçu. Après avoir fait une réclamation, mon achat m’a finalement été remboursé, le colis ayant été « égaré » selon le vendeur. Finalement, le colis contenant l’ouvrage est arrivé cinq semaines après l’avoir commandé, gratuitement. L’artbook se compose de 11 chapitres (290 pages au total) et se lit dans le sens de lecture japonais. L’ouvrage est souple, à la manière des guides officiels de jeux. L’Amaterasu dessinée sur la couverture est brillante sans être trop tape à l’œil. A première vue on a vraiment envie de lire, de parcourir son contenu. A l’instar d’une grande majorité d’artbook, celui-ci est intégralement en anglais, les textes permettant d’en apprendre davantage sur les personnages et le développement du jeu. Passons maintenant au contenu plus en détails.

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En feuilletant les premières pages, on se retrouve rapidement en terrain connu, les premières pages permettent de découvrir les illustrations officielles d’Amaterasu, d’Issun, des différentes divinités, mais aussi de l’intégralité de la population de Nippon. Chaque personnage est ainsi accompagné d’un texte racontant son histoire, de Susano au Dragon des mers, en passant par Benkei ou les Guerriers canins. En ce qui concerne les divinités, les textes disponibles correspondent aux monologues qu’ils prononcent lorsqu’ils sont libérés. Tout est l’occasion d’approfondir l’univers du jeu. Même les différentes armes divines d’Amaterasu ont aussi le droit à un petit descriptif. On en reviendrait presque à regretter que l’ensemble de ces textes ne figurent pas dans le jeu initial. Au regard des images qui parsèment et de celles venant conclure cet article, vous conviendrez que chaque illustration permet de reconnaître un personnage au premier coup d’œil.

Par la suite, toujours dans l’optique de présenter les différents personnages du jeu, l’ouvrage nous invite à découvrir l’intégralité du bestiaire rencontré, du démon lambda aux boss de la manière dont Issun les représente à chaque première rencontre dans le jeu (et que l’on peut consulter à tout moment via le menu). Ici encore, l’ouvrage n’est pas avare en informations puisque chaque démon est accompagné d’un texte descriptif. Si ce chapitre sur le bestiaire reprend la construction des précédents, les illustrations utilisées arborent un style graphique différent, penchant davantage vers l’estampe.

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Si ces premiers chapitres permettent de redécouvrir les personnages d’Okami sous un nouvel angle, la véritable valeur ajoutée de l’ouvrage se trouve dans le chapitre suivant, permettant de découvrir les Concept Works du jeu. Et là, il s’agit d’une véritable mine d’informations sur la manière dont les personnages ont été créés, sur leurs formes initiales, et sur différentes idées finalement abandonnées durant le développement. Sans vouloir tout dévoiler, on y apprend qu’Amaterasu aurait pu changer de forme animale en cours de jeu, en allant sous l’eau par exemple. De même, on y apprend que les Guerriers canins n’étaient pas des chiens à l’origine et il faut reconnaître que leurs premiers designs étaient intéressants. Ainsi, chaque personnage, chaque démon, chaque lieu visité donne lieu à un commentaire expliquant pourquoi ils apparaissent ainsi dans le jeu final. Même le point de sauvegarde a le droit à son explication. Pour en revenir aux décors, chaque illustration permet d’apprécier leur variété, leur identité. Pas un seul ne possède la même palette de couleur qu’un autre. De ce chapitre, rien n’est à jeter, probablement le gros plus de cet artbook.

Les chapitres suivants sont plus conventionnels, on y retrouve notamment les estampes d’Issun venant ponctuer le récit, à des moments clés de l’histoire. Si dans le jeu, les inscriptions japonaises de ces illustrations n’étaient pas traduites, ici, elles le sont. Un chapitre est consacré à de jolies illustrations permettant de découvrir des moments de vie des personnages d’Okami avant et à la fin du jeu. On découvre les Guerriers canins alors qu’ils n’étaient encore que des chiots, ou bien quand Mr. Bamboo recueille Kaguya enfant. Enfin le dernier chapitre est une compilation d’images inédites ayant servies à faire la promotion du jeu dans certains magazines tels que Famitsu, on y trouve une partition ainsi que différents goodies (peluches, cartes postales, etc.). L’ouvrage se conclut par un message d’Atsushi Inaba et d’Hideki Kamiya, les créateurs d’Okami, adressés aux fans du jeu.

backgrounds_1En définitive, nous avons là probablement un des meilleurs artbooks qu’il m’ait été donné de lire. L’ouvrage ne se contente pas de restituer bêtement des illustrations comme le font malheureusement trop d’artbooks, il y apporte de nombreuses informations introuvables ailleurs et permet d’avoir un aperçu de ce qu’aurait pu être le jeu. Tout y est justifié, et on se prend souvent à penser que oui effectivement, tel personnage n’aurait pas pu être différent. Après, il y aura toujours quelque chose à redire, notamment sur le fait que l’ouvrage n’est pas traduit en français par exemple, mais cela ne prive au final que les anglophobes. Non vraiment, c’est un ouvrage que tout fan d’Okami se devrait d’avoir. Je conclue cet article comme promis avec une sélection d’images présentes dans cet artbook.

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