Darkwing Duck : the Duck Knight

DDAujourd’hui, on fait dans le rock bien rétro ! Je vais m’attaquer à un jeu Nes sorti en fin de vie de la console. Une adaptation d’un dessin animé qui ne parlera peut-être pas à tout le monde, notamment les plus jeunes. Spin-off de la série Duck Tales, ou la Bande à Picsou chez nous, Darkwing Duck (ou Myster Mask) raconte la vie d’un justicier masqué dans la ville de Bourg-les-Canards (un jeu de mots assez dégueulasse avec du recul…) qui combat le crime et plus particulièrement, une organisation de malfaiteurs dirigée par le terrible Bec d’Acier ! Pour ce faire, il n’est pas seul, il est secondé par Flagada Jones (de Duck Tales), par Poussinette, sa fille adoptive et par Cuicui, un sosie de Chicken Little, même si ce dernier n’existait pas encore. Derrière ce synopsis, nous nous retrouvons face à une véritable parodie de l’univers des super-héros de Comics, autant chez Marvel (Megavolt par exemple, un ennemi de Myster Mask, est inspiré d’Electro de Spider-man) que DC (Poker Nase rappelle le Joker de Batman). 

La série animée compte 91 épisodes sortis entre avril 1991 et décembre 1992, le jeu qui nous intéresse, étant sorti en France en 1992 sur Nes et Gameboy. Le jeu est développé et édité par Capcom, comme la grande majorité des jeux Disney sortis sur consoles Nintendo (Duck Tales, Tic&Tac, puis plus tard Aladdin ou encore Goof Troop). A l’instar des Duck Tales sortis sur les mêmes consoles, on y retrouve beaucoup de similitudes avec la saga Megaman, dans la mesure où la même team a participé au développement. Darkwing Duck a d’ailleurs un point commun supplémentaire avec Megaman par rapport à Duck Tales : il est un poil plus compliqué. La version Gameboy, quant à elle, est une copie conforme du jeu Nes, simplifiée, à l’instar des 3/4 des portages Gameboy de jeux Nes.

L’intro animée donne le ton, sobre, efficace, on y retrouve le générique de la série, et ça, c’est bien sympa ! Dans le jeu, Myster Mask doit affronter six super-vilans avant de pouvoir se confronter à Bec d’Acier (un scénario rappelant vaguement celui de Megaman non ?). En débutant le jeu, comme dans un Megaman/Duck Tales, le joueur a le choix du niveau sur une belle carte de Bourg-les-Canards, trois pour commencer : le Pont, la Ville et les Égouts, puis trois autres se débloquent, la Forêt, l’Entrepôt et la Tour. Enfin, le niveau final se débloque, la forteresse volante du FOWL, l’organisation de Bec d’Acier. Et si on cherche bien dans chaque niveau, deux niveaux bonus sont à débloquer.

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Première chose à dire, les niveaux sont plutôt jolis, chacun a son identité, du Pont se déroulant dans une ambiance nocturne, à la Ville en plein jour, un véritable petit dessin animé interactif. La jouabilité ne casse pas quatre pattes à un canard, un bouton pour sauter, un bouton pour tirer et le bouton select sert à activer son arme secondaire. On se retrouve en effet avec une jouabilité proche de Megaman, le petit souci venant peut-être du faible intérêt des armes secondaires, qui font très gadget. Il est possible de s’accroupir, de s’accrocher, le gameplay s’adapte en fonction des situations. Les sprites sont assez bien animés et le bestiaire, à l’instar d’un Magaman, est varié et parfois assez dur à éliminer. Le jeu en lui-même est assez compliqué par moment et est obligatoirement à faire d’une traite, puisqu’aucun mot de passe ni de sauvegarde ne sont disponibles. Un Game Over, et hop on recommence à zéro. Cela pourrait être un défaut puisque ce jeu se destine à un jeune public, mais les fans de challenge devraient y trouver leur compte.

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La bande-son est sympathique, comme je l’ai mentionné, on retrouve le thème de la série. Pour autant, les autres musiques sont anecdotiques et ne resteront pas dans les mémoires. Enfin, les boss nécessitent de bien mémoriser leurs patterns afin de les battre. Peu évidents quand on les affronte une première fois, ils ne de. Mention spéciale à leur variété, davantage que dans un Megaman à mon goût. En définitive, nous sommes face à un joli clone de Megaman, version canard, ce qui n’est pas nécessairement un reproche, dans la mesure où Duck Tales en était un aussi à sa manière. Les fans de la série animée seront comblés, les fans de super-héros aussi. On pourrait lui reprocher sa difficulté par moment, et peut-être son manque d’originalité par rapport à ses aînés, mais ce n’est pas mon cas. Si vous cherchez ce jeu, son prix est assez aléatoire selon le site Internet, pouvant varier de 15 euros environ à plus de 50, donc faites bien attention ! En revanche, la version Gameboy est facilement trouvable à moins de 10 euros.

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