Dragon’s Crown Artworks

CoverIl y a une semaine, je vous parlais du magnifique artbook consacré à Okami, complet, présentant à la fois des informations et des illustrations inédites. Un ouvrage qui devrait servir de modèle. Aujourd’hui, je vais aborder un artbook très agréables à parcourir, mais qui demeure incomplet au regard de la qualité de sa direction artistique. Attention, ce n’est pas un mauvais ouvrage, loin de là, j’ignore même s’il en existe un plus complet. Et si on le compare à d’autres artbooks offerts avec de récentes éditions collectors comme celui de Resident Evil 6, de Bioshock Infinite ou de Final Fantasy X/X-2 HD Remaster, celui que je vais vous présenter s’en tire beaucoup mieux. Offert pour toute précommande du jeu de Vanillaware, Dragon’s Crown Artworks, aux éditions Index Corporation pour 64 pages de rêves. Si beaucoup de joueurs – qui n’y ont pas joué – se sont arrêtés sur les artworks de la Sorcière ou de l’Amazone, résumant le jeu à une vulgaire foire aux boobs, Dragon’s Crown possède une sacrée direction artistique, véritable hommage à l’héroic fantasy à l’occidentale, mais pas que. J’y reviendrais peut-être via un futur article, mais ce A-RPG/Beat’em All est truffé de références à la culture occidentale.

Alors incomplet ? 64 pages pour un jeu aussi riche, c’est vraiment peu. Beaucoup d’artworks sont absents, à titre d’exemple, l’image vedette de cet article (un artwork officiel) n’est pas présente dans le recueil. De la même manière, en fin d’article, je vous proposerai deux illustrations, présentes dans le jeu, déblocables en réalisant des quêtes annexes, qui ne sont pas présentes dans l’ouvrage. Il s’agit certes d’un artbook gratuit, offert avec le jeu précommandé, mais on ne peut que regretter l’absence de l’ensemble des illustrations, parce que, comme je le mentionnais en introduction, j’ignore s’il existe un autre ouvrage, plus complet sur Dragon’s Crown. D’ailleurs si une personne a l’information, je suis évidemment preneur.

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L’artbook se décompose donc en 16 sections et s’ouvre sur un mot de George Kamitani, président de Vanillaware. Cette page comme l’intégralité des textes sont une fois de plus, en anglais, mais dans la mesure où ce ne sont pas les textes qui abondent, c’est beaucoup moins handicapant que ça ne pouvait l’être pour l’artbook d’Okami. On enchaîne aussitôt sans transition par les artworks des différenes classes du jeu, celles que l’on incarne, du Guerrier badass à la Sorcière sexy, de l’artwork promotionnel aux sprites représentant chaque posture, action du personnage joué. Une fois encore, si on pourra apprécier les différentes illustrations, les détails des sprites, on regrettera qu’aucun texte ne vienne décrire la classe ou approfondir leur background. De même, il est évident que les détracteurs du jeu resteront sur les poses ultra suggestives de la sorcière pour critiquer Dragon’s Crown. Pour le reste, n’ayant fait le jeu qu’avec le Guerrier, ça donne envie de refaire une partie avec une autre classe, l’Elfe pour ma part.

Les pages suivantes présenteront les différents personnages secondaires que l’on rencontre durant l’aventure. Ici aussi, point de textes pour les décrire, les approfondir, les seuls paragraphes présents servent à décrire les donjons que l’on est amené à visiter. Plus encore que pour les différentes classes, les illustrations sont d’une beauté, tous les personnages, sans exception, dégagent un charisme saisissant, que ce soit la Princesse Vivian, Lucain le sosie de Gandalf, même Rickey, l’apprenti magicien a la classe.

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L’ouvrage poursuit en présentant le bestiaire du jeu, chaque monstre est commenté cette fois-ci, ce qui renforce la déception quant au fait que les pages précédentes ne le soient pas. Presque tous les monstres sont présentés, je dis bien « presque » car une partie des boss n’y sont pas, ce qui est, une fois de plus, dommage. Le bestiaire a autant de gueule que les personnages rencontrés jusqu’alors, certaines illustration comme le dragon ci-dessus sont absolument magnifiques, et quand on sait que ces monstres sont à l’identique dans le jeu… Peut-être au final les pages où on passe le plus de temps. En effet, juste après, on retrouve des illustrations et uniquement des illustrations. On passe par quelques images publicitaires, les décors et les différents plats qu’il est possible de cuisiner dans le jeu et puis… tiens, une page présentant des concept arts du jeu avec une annotation comme quoi le jeu était prévu à la base pour la Dreamcast… UNE SEULE PAGE qui présente cinq illustrations… C’est tellement dommage, surtout que quand on voit les illustrations initiales, on aimerait tellement savoir comment la direction artistique a pu autant évoluer. L’ouvrage se conclut par quelques pages présentant enfin un contenu inédit, puisque l’on y voit des artworks par des illustrateurs extérieurs à Vanillaware, des proches de Kamitani, chacun présentant les personnages principaux à leurs manières.

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Au final, que penser de cet artbook ? A vrai dire, on oscille entre l’émerveillement d’avoir devant les yeux de magnifiques illustrations, qui rendent vraiment compte du travail opéré sur la direction artistique de Dragon’s Crown, et la déception, de se dire que l’ouvrage aurait pu être plus complet… Il manque tellement d’illustrations, tellement d’informations pour en faire un indispensable. Ce qui est d’autant plus rageant, c’est de voir les images promotionnelles de cet artbook, donnant l’impression qu’il s’agira d’un véritable grimoire, puis de réaliser, une fois en main, qu’il ne vaut guère mieux qu’un fascicule. Certes, l’ouvrage est mieux que n’importe quel artbook offert dans l’édition limitée d’un jeu random, mais pour quelqu’un qui s’intéresse à la direction artistique du jeu, ou un fan, ça reste trop léger. Si malgré tout, vous souhaitez mettre la main dessus, l’artbook peut être trouvé à prix assez raisonnable sur les habituels sites comme Amazon ou Priceminister. Je conclus cet article par quelques illustrations issues de l’ouvrage et comme promis, deux images qui n’y sont pas.

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4 commentaires pour Dragon’s Crown Artworks

  1. Koreana_ dit :

    Moi au contraire, c’est vraiment la D.A qui ma repoussé pour acheter le jeu sur Vita, il y a des traits un peu vulgos, comme la sorcière rousse et ses pastèques en guise de poitrine.

    • C’est vrai que je peux comprendre que cet aspect du jeu en particulier peut rebuter, j’étais moi-même assez réticent à la base vu la com’ faite autour, mais une fois testé, on réalise que le jeu est vraiment intéressant, même truffé de références, du Seigneur des anneaux au Sacré Graal des Monty Python, on réalise à quel point le jeu va au-delà de ses deux héroïnes « fortement » développées. Si tu as l’occasion de juste l’essayer :).

      • Koreana_ dit :

        « Sacré Graal des Monty Python »

        là tu me vends du rêve par paquet de mille, je jette un coup d’oeil dès que j’aurai fini toooooous les jeux que je dois critiquer.

  2. Ping : Un an de PsVita : faisons le bilan ! | Carte Blanche

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