Teenage Mutant Ninja Turtles : The Hyperstone Heist

CoverAh les Tortues Ninja ! Que de souvenirs, mes premières figurines, mes premiers magazines et bien évidemment, mes  premiers jeux vidéo ! Si je taxais beaucoup ma soeur pour jouer au premier épisode sur Game Boy, celui dont je vais vous parler n’est pas celui-là, ni le plus connu – à savoir Turtles in Time sur Super Nintendo – mais celui qui m’a fait passer des heures incalculables sur ma console : Teenage Mutant Ninja Turtles : The Hyperstone Heist sur Megadrive ! Développé par Konami et disponible en France en 1992. A cette époque, Konami fait beaucoup d’infidélités à Nintendo et semble, depuis plusieurs jeux déjà (on pensera à Sunset Riders), se réconcilier avec la firme de Haneda. Pour mémoire, Konami et Sega s’étaient embrouillés dans les années 80 à cause d’une bestiole verte (Frogger).

Ici encore, nous allons parler de bestioles vertes, à travers un Beat’em all dans lequel un ou deux joueurs pourront incarner Leonardo, Michelangelo, Donatello ou Raphaël. Comme dans tous les jeux estampillés « Tortues Ninja », on préférera choisir Leonardo et Donatello car ils disposent d’une meilleure allonge par rapport aux deux autres. Avant d’entrer dans le vif du sujet et casser du soldat Foot, un petit détour dans les options et on constate qu’il nous est possible de modifier les couleurs des tortues, en choisissant Anime (les tortues sont de la même couleur) ou Comic (une teinte de vert pour chaque tortue). Cela ne sert strictement à rien, mais j’aime bien l’idée.

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Lors d’un reportage, April O’neil, jeune et jolie journaliste qui fait partie du faible nombre de personne à être sexy en jaune poussin, assiste à la disparition en direct de la Statue de la Liberté. Il s’en suit d’un piratage de Channel 4 et Schredder, l’ennemi juré des Tortues Ninja apparaît à l’écran, la Statue dans les mains. Il vient en effet de mettre la main sur les pouvoirs de l’Hyperstone, artefact venu tout droit de la dimension X et capable de rapetisser les objets. Ni une ni deux, les tortues décident d’en découdre une fois de plus avec Schredder !

Et là, on commence à jouer et… Wouah, c’est beau, on a vraiment l’impression d’assister à un épisode des Tortues Ninja ! La patte graphique respecte le dessin animé et ça rend terriblement bien à l’écran. Les tortues sont gigantesques et disposent d’animations très travaillées, aussi bien quand elles attaquent que quand elles prennent des dommages. Techniquement pourtant, le jeu est en dessous de la version Super Nintendo, exit les effets 3D obtenus grâce au mode 7, mais pour ceux qui à l’époque, ne savaient pas ce que c’était (j’avais 5 ans quoi…), ça n’a rien de grave. En ce qui concerne les niveaux, mis à part le troisième, tous sont extraits de Turtles in Time : ainsi on commence à New York, puis un passage en surf avant de passer à l’abordage d’un bateau, direction la base secrète de Schredder, un détour par des grottes avant de finir par le Technodrome, ce qui nous donne un total de 5 niveaux, découpés chacun en 3 segments (sauf le quatrième niveau qui n’en dispose que d’un seul). Certains éléments du décors peuvent se révéler être des pièges, ou bien être utilisés contre des ennemis, il est néanmoins dommages qu’il n’y en ait pas suffisamment.

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Et là, nous attaquons un point faible du jeu : la durée de vie. Le jeu peut être facilement bouclé en une heure. On y revient avec plaisir, mais quand même, pour un niveau ou deux en plus, j’aurais payé moi-même les pizzas aux développeurs ! Les pizzas ici, servant à se régénérer, ou à déclencher une furie face à quelques hordes d’ennemis. Si les ennemis ne sont pas très variés (des soldats Foot de couleur différentes, armés ou non, deux variétés de robots et deux variétés d’alien), les boss sont beaucoup plus sympas : Leatherhead (un gros crocodile), Rocksteady (sans Bebop), Tatsu (le chef des Foot, que l’on peut voir dans le film), Stockman (avant sa rencontre avec une mouche), Krang et Shredder. Une fois le pattern mémorisé, ils sont pliés en quelques minutes.

En ce qui concerne la jouabilité, les boutons de la manette Megadrive sont bien utilisés : un bouton pour taper, un bouton pour sauter et un bouton pour courir. Cela peut donner l’impression que les coups seront limités, il n’en est rien. Un peu comme pour les récents Batman Arkham, le bouton d’attaque permet de réaliser des enchaînements assez simplement. De plus, les trois boutons permettent de réaliser des combinaisons, dont la fameuse combinaison qui fait une attaque puissante contre quelques bâtons de vie. Les projections aussi sont possibles, en se collant au plus près de l’adversaire (sauf robots, aliens et boss). Le gameplay se modifie légèrement lors de la phase de surf, à mi-chemin entre le beat’em all et le shmup. Les bruitages sont convenables, la console se permet quelques voix digits, dont le fameux « Cowabunga ». Enfin les musiques sont tout bonnement géniales ! Un peu en deçà de la version Super Nintendo, les musiques de la version Mégadrive n’ont pas à rougir, en particulier la musique du niveau 3, bien épique.

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Si le jeu a souffert de la comparaison avec la version Super Nintendo, Konami livre un très bon Beat’em all sur la console de Sega, simple, mais peut être destiné à un public jeune, loin des bouses infames survenues ensuite ! Ce jeu reste aujourd’hui assez rare, à l’image des deux autres bons jeux Tortues Ninja (à mon sens), que ce soit Turtles in Time ou bien TMNT sur Game Boy Advance (version Ubisoft et non Konami). Si l’univers des Tortues vous intéresse, je vous recommande la série de Comics édité chez nous par Soleil (même si la série est en pause actuellement) ou bien de regarder quelques épisodes de la nouvelle série animée qui n’est pas aussi mauvaise qu’on a voulu nous le faire croire (même si l’abandon du Cowabunga est, pour moi, une hérésie). Enfin, vous n’êtes pas sans savoir qu’un long métrage arrivera cet été, je suis assez curieux de voir ce que ça va donner, sans autant être dans une hype profonde.

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2 commentaires pour Teenage Mutant Ninja Turtles : The Hyperstone Heist

  1. Koreana_ dit :

    Même si il ne dure que une heure, il vaudra toujours mieux que l’abominable film qu’on va se manger sur le coin de la gueule.

    • Le seul reboot acceptable des Tortues Ninja reste le Comics sorti en 2012 qui est vraiment sympa à lire, dommage que la publication française ne se poursuit pas 😦

      Après pour le film, j’attends de voir, ça ne pourra jamais être pire que le 3e film ou le crossover avec les Power Rangers 😀

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