Bioshock se joue, mais il se lit aussi.

Hello à tous, aujourd’hui je termine (un peu à la bourre) le dossier débuté le mois dernier, consacré à Bioshock Infinite. Après avoir parlé du jeu et d’être allé plus loin dans la réflexion, j’attaque aujourd’hui quelques lectures. Il ne sera pas question cette fois-ci d’aborder uniquement l’artbook, mais plusieurs ouvrages autour de la saga Bioshock (on y parlera même plus de Rapture que de Columbia). Nous allons commencer par le roman Rapture de John Shirley, un roman de 452 pages sorti en juillet 2011, aux éditions Tor Books.

Cover00

Rapture est un excellent complément aux jeux Bioshock et Bioshock 2, puisqu’il est question dans cet ouvrage de la création puis de la chute de la cité sous-marine entre 1945 et 1959. Le récit est l’occasion de revoir des personnages bien connus des deux opus, Andrew Ryan (naturellement), Frank Fontaine, Sander Cohen, Sofia Lamb, mais aussi de retrouver des lieux que l’on a pu explorer dans les jeux. John Shirley complète, enrichit un univers déjà bien complexe, sans trahir un seul instant ce qui a pu être développé dans les jeux, bien au contraire. Jusqu’à présent, l’ouvrage n’a jamais été traduit en français, et ça pourrait rebuter bien des fans, puisque l’ouvrage, très bien écrit, n’est pas forcément des plus abordables. A titre d’exemple, j’ai très bien pu engloutir les romans tirés des jeux Metal Gear Solid, ou des visual novel, j’ai eu un peu plus lutté avec Rapture… Toujours est-il que je le recommande à ceux qui veulent aller plus loin, d’ailleurs je trouve dommage que l’idée du film ait finalement été abandonnée, nous avions là un excellent matériau qui aurait pu servir de support pour une éventuelle adaptation.

Cover01

Passons à présent à Bioshock : de Rapture à Columbia, par Nicolas Courcier, Mehdi El Kanafi et Raphaël Lucas, un ouvrage de 189 pages sorti en avril 2013 aux éditions Pix’n Love. Ici, plus question d’un roman, l’ouvrage cherche à décrypter, analyser la saga Bioshock, de sa création aux différentes étapes du développement de Bioshock Infinite, en passant par les différentes inspirations et un descriptif complet des histoires développées dans les deux premiers opus. A l’heure actuelle, il s’agit de l’ouvrage français le plus complet sur les deux premiers Bioshock. Tout est bien écrit, facile à lire, on se surprend même à apprendre des choses sur l’univers de Rapture. Néanmoins, plusieurs aspects sont critiquables. Je pense par exemple à l’absence d’illustration pour étayer des propos. Pour un univers et une direction artistique aussi denses, retrouver quelques artworks aurait été un plus. De même, si tout ce qui concerne Rapture est excellent, tout ce qui concerne Columbia n’est qu’interprétations, suppositions. En effet, l’ouvrage a surfé sur la sortie de Bioshock Infinite, et par conséquent, les auteurs se sont reposés sur les différents trailers que nous avions pu voir afin d’étayer leurs propos. Tout n’est pas ridicule, mais après avoir joué, de nombreux points sont divergents. En espérant que cet ouvrage sera complété par la suite ou même réédité (les prix sur Amazon sont totalement absurdes).

Cover

On finit ce tour d’horizon avec l’artbook The art of Bioshock Infinite, par Irrational Games, sorti en avril 2013 aux éditions Dark Horse. Il y a quelques temps, je vous avais proposé une critique de l’artbook d’Okami en disant qu’il s’agit d’une merveille. Et bien celui de Bioshock Infinite, c’est pareil. Mais en mieux ! Des dessins concepts de tout l’univers, de tous les personnages (où on se rend compte que Booker Dewitt avait au départ un air de Clive Owen), des lieux aux ennemis à affronter jusqu’au Songbird et ses faux airs de Big Daddy volant dans un premier temps. Les premiers travaux sur le jeu laissaient à penser que Columbia devait être une cité tout aussi glauque que Rapture. Comme pour l’artbook d’Okami, tout est commenté et on comprend mieux les changements dans la direction artistique du jeu. Rester dans un univers Bioshock tout en changeant le ton de la cité. Evidemment, comme il est question d’un artbook, vous n’allez pas échapper à la petite galerie de fin d’article, afin d’apprécier la qualité des illustrations. D’ailleurs, il est à noter que les illustrations proposées en galerie ne sont pas directement issues de cet artbook mais de celui offert avec l’édition collector du jeu. En soi, ça ne change rien, mais je tenais à le signaler. Onze chapitres qui se dévorent et dont je pourrai vous parler pendant des paragraphes et des paragraphes, mais je ne préfère pas gâcher la surprise de la découverte. Je vous invite vraiment à vous le procurer, surtout qu’il peut être trouvé à un prix tout à fait raisonnable (entre 20 et 30 euros). Son seul et unique défaut à mon sens, tout comme pour Okami, c’est sa non traduction, mais bon, ça ne gâche en rien la qualité des illustrations.

Si ces trois ouvrages représentent ce qui se fait de mieux aujourd’hui sur l’univers de Bioshock, d’autres lectures présentent de l’intérêt. Je pense notamment au Guide de Bioshock Infinite de Bradygames par exemple, qui apporte quelques informations supplémentaires sur la manière dont a été développé cet épisode et qui propose l’intégralité des enregistrements trouvables durant l’aventure, et ça, c’est une très bonne chose, dans la mesure où pendant une partie, soit on peut en louper, soit on n’y prête pas toujours attention, surtout en plein affrontement. Enfin, un petit site web, tout en anglais, mais tellement intéressant qu’il serait dommage de passer à côté, je parle évidemment de The Bioshock Wiki. Une mine d’information sur tous les Bioshock, tous les personnages, les DLC, tout, avec de l’histoire, de l’analyse, des suppositions, un site toujours actif et qui s’actualise régulièrement. Voilà pour les lectures, un article court, mais qui j’espère vous aura donné envie de vous plonger dans les différents ouvrages présentés.

Publicités
Cet article, publié dans Jeux lis, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Bioshock se joue, mais il se lit aussi.

  1. Ping : Dossier sur Bioshock Infinite | Carte Blanche

  2. Kurokami dit :

    Rien à voir avec BioShock Infinite mais as-tu lu l’ouvrage d’Ayn Rand, La Grève (Atlas Shrugged en VO) dont s’est inspiré Levine pour la création de BioShock premier du nom ?

    Pour en revenir à Infinite, j’ai également acheté le guide pour m’aider à m’y retrouver dans les maps (il est tellement facile de passer à côté de quelque chose dans ce jeu, surtout entre deux phases de shoot), ainsi que l’ouvrage de Pix’N’Love que j’ai juste feuilleté pour l’instant (je comptais le lire une fois avoir terminé al trilogie BioShock, ayant « découvert » la saga avec Infinite ^^).

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s