Un an de PsVita : faisons le bilan !

Hello à tous, après un mois d’inactivité (pour cause de vacances), je reviens dès aujourd’hui pour vous proposer un petit article retraçant l’année que j’ai passé avec la PsVita de Sony. Tout et son contraire ont pu être dit à propos de cette console, j’ai profité d’une offre promotionnel remboursant 50 euros sur un pack console + jeu pour me la procurer. Un an après qu’en est-il ? Prend-elle la poussière ? Est-elle constamment allumée ? Est-elle sans jeux comme beaucoup semblent le prétendre ? Je n’ai pas pour objectif de faire la promotion de la console, Sony semblant l’avoir malheureusement abandonnée pour en faire une manette de luxe pour la PS4, mais uniquement un bilan avec ses bons et ses mauvais côtés. C’est parti.

Vita

Tout d’abord, la prise en main de la Vita corrige la plupart des défauts de sa grande sœur (la Psp), un peu plus épaisse, avec une prise en main plus agréable, un écran tactile OLED de bonne qualité (sublimant les couleurs), mais surtout, avec la présence d’un second stick, indispensable aujourd’hui. J’en voudrai toujours à Nintendo de ne pas avoir pensé intégrer un second stick à sa 3DS préférant sortir un accessoire tout sauf ergonomique à la place. La présence d’un écran et d’un pavé tactile à l’arrière représente un plus, parfois utile, souvent non. Je regrette que de temps en temps, cette feature déconne et m’oblige à redémarrer la console pour qu’elle fonctionne de nouveau correctement. C’est un petit désagrément certes, mais rappelons qu’une console (portable ou non) doit être au service du joueur et non l’inverse. Selon les jeux, la détection de mouvement est utilisée, mais ce n’est pas systématique, peu de jeux ont réussi à bien exploiter cette feature. Il est aussi dommage que l’idée du câble pouvant relier la console à un écran télé ait été abandonnée (au profit de la Vita TV). Alors oui, ce n’est peut-être pas utile en soi de brancher une portable sur un écran, mais la PSP le faisait et puis dans ce cas, pourquoi sortir une Vita TV ? Enfin d’un point de vue formel, j’ai du mal avec le format propriétaire des cartes mémoires, que Sony se permet de vendre à un prix assez élevé… Il est par exemple possible de trouver des cartes Micro SD 32 Go à 15 euros sur Amazon, pour une carte mémoire Vita, le prix d’une 32 Go s’élève à 60 euros (45 euros si on cherche bien). De plus en plus de jeux se retrouvant en format dématérialisé (notamment les indés ou les classics), une carte mémoire de 4 Go fournie avec la console devient vite étroite.

Au niveau des fonctionnalités, la Vita est assez complète, entre les musiques, les photos, la connexion Internet, les possibilités de faire des captures d’écran, le calendrier, les fonctions sociales, là-dessus, il n’y a rien à redire. L’OS est assez déroutant dans un premier temps, mais une fois apprivoisé, il est possible de personnaliser ses icônes, ses wallpapers et d’avoir vraiment quelque chose qui nous ressemble. De mon côté, c’est du Persona 4 à fond, vous pouvez d’ailleurs voir un des wallpapers que j’utilise ci-dessous (et le télécharger en cliquant dessus). Internet répond bien, Youtube aussi, une application téléchargeable gratuitement peut permettre de lier son compte Twitter, sympa pour envoyer des captures d’écran, parce que oui, il est possible, à tout moment, de réaliser des captures d’écran depuis la console, celles-ci sont d’ailleurs de très bonne qualité. La Vita peut se connecter à un PC ou une PS3 pour faire du transfert de données/de sauvegardes, ça peut prendre beaucoup de temps, notamment quand on change de carte mémoire (j’ai passé un après-midi à transférer les données de ma 8 Go sur le PC puis du PC sur la 32 Go xD). Il est nécessaire de passer par une petite application pour pouvoir transférer des données entre les machines, ce qui n’est pas forcément des plus pratiques. Il est aussi possible de streamer un peu de PS3 (ça ne fonctionne qu’avec quelques jeux, c’est un peu l’ancêtre du remote play de la PS4). Enfin, certains jeux peuvent être cross-platform, c’est-à-dire que des joueurs Vita peuvent faire des parties en ligne contre des joueurs PS3 ou PS4. De même, certains peuvent être cross-buy (un achat sur une console permet de récupérer un exemplaire pour l’autre, souvent c’est de la PS3 vers la Vita) voire cross-save (on commence une partie sur console de salon puis on la poursuit sur la VIta).

hero

Il existe sans doute d’autres fonctionnalités, mais à vrai dire, je ne les ai pas encore toutes essayées, notamment les Play Cards ou encore les fonctions de messagerie instantanée avec des amis. Je vais attaquer à présent ce qui m’a le plus occupé sur la console, c’est-à-dire les jeux, aux petites cartouches, presque semblables à des cartes SD. Il est coutume de dire que la « Vita n’a pas de jeux », chose parfois véhiculée par des sites, magazines ou journalistes « spécialisés ». Ce qui est fort dommage, parce que si effectivement, le catalogue européen de jeux Vita peut paraître léger ou très souvent dématérialisé, la console n’est pas zonée, il est par conséquent toujours possible de faire venir quelques exclusivités du Japon ou des Etats-Unis pour y jouer sur une console européenne. Ainsi, de mon côté, j’ai pu faire venir Persona 4 Golden et Muramasa Rebirth des Etats-Unis ainsi que Dokuro du Japon, les trois jeux fonctionnent parfaitement, Dokuro se paye même le luxe d’être en français. Alors oui, on peut reprocher à la Vita de proposer de nombreux jeux non traduits en français, ce qui en fait d’elle une console exigeante, mais la PSP et de plus en plus la 3DS font de même. En se donnant un peu de mal, on parvient à passer outre et à améliorer son vocabulaire.

Au final, ce ne sont pas moins de 24 jeux qui sont passés par ma console dont 9 indépendants (je ne compte pas les PSOne Classics que j’ai depuis la PSP et qui sont aussi jouables sur Vita). A défaut de vous faire un listing de l’ensemble des jeux auxquels j’ai joués dessus, je vais en sélectionner quelques-uns parmi lesquels figureront de véritables coups de cœur et déceptions. Je ne vais pas les traiter par ordre de préférence, mais par ordre d’obtention. De même, si j’ai beaucoup aimé Danganronpa, vu que j’ai déjà fait un test dessus, j’ai décidé de ne pas l’aborder ici, de même pour Gravity Rush ou encore Hotline Miami dont je vous reparlerai dans un prochain article. Je ne parlerai pas non plus de Virtue’s Last Reward, puisque je l’avais fait dans un premier temps sur 3DS, je me concentre uniquement sur les nouvelles expériences. Enfin, il y a aussi plein de jeux que je n’ai pas encore fait (Uncharted, Assassin’s Creed, et… j’en passe) donc ne m’incendiez pas si je n’en parle pas.

Soul Sacrifice

Et je vais commencer par Soul Sacrifice, mon premier jeu sur la console. Le Monster Hunter like un peu glauque exclusif à la Vita. En soi, le jeu est intéressant, le jeu est assez corsé par moment, surtout quand on joue seul et que l’on se retrouve à combattre deux boss en même temps, et que l’on avait déjà lutté pour en battre un seul. Je n’avais jamais joué à un jeu de ce type, mais je n’ai pas réussi à accrocher. Le jeu est pourtant plein de qualité, il est encensé de partout, et c’est vrai que certaines missions sont sympas à faire. Mais je ne sais pas, il me manque quelque chose, qui fait qu’un an après, j’ai plutôt lâché le jeu… Il faudra que je le reprenne un jour, pour lui redonner une chance.

Persona4Golden

Puis quelques semaines après, j’ai reçu LE jeu. Persona 4 Golden, le J-RPG d’Atlus, peut-être à l’heure actuelle mon meilleur souvenir sur Vita. Rares sont les jeux portables à m’occuper plus de 70 heures, Persona 4 fait partie de ceux-là. L’histoire, le système de jeu, les personnages, les musiques, l’habillage, si on peut regretter quelques passages répétitifs et des donjons qui auraient mérité un peu plus d’attention, ce jeu fait un quasi sans-fautes. C’est simple, depuis que je l’ai fini, je suis devenu un gros fan de Persona. A jouer dans les plus brefs délais si ce n’est pas déjà fait. Je fais délibérément court pour parler de ce jeu, car si je m’y attarde davantage, je gâcherai le plaisir de ceux qui n’y ont pas joué, et mon article deviendrait anormalement trop long, j’y reviendrai sans doute plus tard.

Muramasa

Est arrivé par la suite Muramasa Rebirth, remake du jeu Wii, par Vanillaware, un Action-RPG, teinté de Beat’em All se déroulant dans une ambiance nippone fantasmée (un peu comme Okami). Je l’ai fait venir des Etats-Unis, parce qu’il s’agissait de la seule manière d’obtenir une version collector en boîte, le jeu n’étant pas traduit de toute façon. Inutile de rappeler que le jeu est sublime, Vanillaware oblige. C’est peut-être le premier jeu que j’ai eu sur Vita qui m’a vraiment montré que la console en avait dans le ventre. Soul Sacrifice ne m’ayant pas marqué et le côté graphique de Persona 4 n’étant pas son aspect le plus mémorable, avec Muramasa, c’est coloré, ça va dans tous les sens, ça ralentit légèrement quand il y a trop de détails à l’écran, mais ce n’est pas non plus une séance de diapos. Je recommande aussi Dragon’s Crown, par les mêmes développeurs, ce dernier étant plus varié (j’en parle dans ma critique de l’artbook du jeu).

LoneSurvivor

Passons à un jeu indépendant avec Lone Survivor de Jasper Byrne. Un Survival Horror en 2D, en pixel qui plus est. Si on m’avait dit un jour que je sursauterai à cause d’un amas de pixels (aussi beau soit-il hein), je n’y aurai pas cru. Lone Survivor, c’est Silent Hill en 2D avec un aspect survie beaucoup plus poussé que dans des jeux prétendant avoir un gameplay reposant sur la survie (je vise le dernier Tomb Raider ainsi que The Last of Us). C’est simple, si on ne nourrit pas ou on ne se repose pas, l’issue de l’aventure peut nous être fatale. De même, les munitions sont extrêmement rares et demandent par conséquent de ruser pour passer certains passages : utiliser de la viande avariée pour faire diversion et se cacher dans des recoins ou bien des fusées de détresse pour aveugler les ennemis, économiser les batteries de sa torche, etc. La bande son est magnifiquement mélancolique, on s’attache rapidement au personnage principal. Une de mes aventures les plus déroutantes sur la portable (et dispo aussi sur PC et PS3 donc pas d’excuse).

Tearaway

Et enfin, Tearaway, par les créateurs de Little Big Planet. Une de mes plus grosses surprises de l’année 2013. Je suis tombé sous le charme de l’univers en papier et de son héros/héroïne (selon le choix du joueur). Le joueur est souvent mis à contribution, notamment à travers des demandes que l’on nous fait (dessiner une couronne, des flocons de neige, etc.). Les différents environnements visités sont variés (le port, le laboratoire, la montagne) et la bande son est, je trouve, du même niveau que celle de Little Big Planet, voire même supérieure. Toute la Vita est mise à contribution, ni trop, ni pas assez, juste ce qu’il faut pour pas que ça devienne lourd. Après, on pourra reprocher quelques soucis de caméras, mais aussi une faible durée de vie. La communauté autour du jeu (via Tearaway.me) semble assez importante pouvant donner des idées de customisation de perso. Non, vraiment un excellent jeu et à un prix abordable (autour de 25€), un possesseur de Vita ne peut pas passer à côté. Un porte-étendard au même titre qu’un Gravity Rush.

Voilà pour cet article bilan, plus personnel que ceux rédigés jusqu’à présent. J’espère que celui-ci vous aura plu, pour les possesseurs de la console, n’hésitez pas à commenter pour dresser votre bilan de la console, en espérant que Sony revoit sa copie sur cette console, mal aimée, mais au potentiel indéniable.

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7 commentaires pour Un an de PsVita : faisons le bilan !

  1. El-Koala dit :

    Ça donnerait presque envie ! 😀

  2. xPRINCE VALIUMx dit :

    Moi, ça me fait penser qu’il faut absolument que je fasse Lone Survivor 😦

    • AH OUI ! Il faut absolument le faire ! Surtout qu’il ne doit pas être excessivement cher sur PC. Après, il me semble que la traduction française soit une exclue Sony, ms bon, l’anglais n’est pas handicapant vu le peu de textes et un patch doit être facilement trouvable 😉

  3. J’ai laché Soul Sacrifice aussi… Par contre gros coup de coeur pour Tearaway ou Persona 4 pour moi aussi.
    Content de voir que tu apprécies la console 🙂

  4. Coool !

    Un jour, je prendrais un VITA, un jour.

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