Konami Krazy Racers : quand Konami avait plein de licences…

CoverHello à tous ! Aujourd’hui, je vais vous parler d’un jeu mais pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de Konami Krazy Racers, développé et édité par Konami chez nous en juin 2001 (ça ne nous rajeunit pas). Une fois n’est pas coutume, j’ai eu envie de vous faire un petit test rétro, sur un jeu qui m’a marqué (et il est fort probable que je sois l’un des seuls dans ce cas là). La critique sera un peu plus courte que d’habitude, mais autant être honnête, le contenu du jeu a beau être faible comparé à d’autres pointures du genre (et encore plus aujourd’hui), je suis assez attaché à ce soft, au final assez peu connu et que j’espère vous faire découvrir.

Konami Krazy Racer est sorti en même temps que la Game Boy Advance chez nous aux côtés de Mario Advance, Castlevania : Circle of the Moon et autres F-Zero : Maximum Velocity. Ce jeu est un des nombreux clones de Mario Kart, reprenant cette fois-ci l’univers des héros de la marque Konami. Amuse-gueule pour certains, une majorité de joueur ont préféré attendre quelques mois afin de goûter au beaucoup plus complet Mario Kart Super Circuit, ce qui est compréhensible quand on se souvient du prix assez élevé des cartouches GBA à l’époque… Toujours est-il que le jeu n’a pas connu un grand succès, ce qui est assez dommage dans la mesure où Konami Krazy Racers est plein de qualités. Pour la petite histoire, il s’agit aussi de mon premier jeu GBA. Je l’ai vendu par la suite, mon adolescence ne me permettant pas d’avoir les ressources suffisantes pour acheter des jeux neufs. Le retrouver en brocante a été l’occasion d’y replonger.

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Le jeu possède un scénario qui tient sur un post-it : un panel de héros Konami, tels que Goemon, Octopus, Moai, Dracula ou encore Gray Fox (plus 4 personnages bien cachés), reçoivent un curieux mail afin de participer à un championnat de course. Et c’est l’occasion de participer à des courses déjantées, sur des pistes très Mario Kartiennes mais avec un skin Konami (le château de Dracula n’a rien à envier à celui de Bowser par exemple). Les persos sont représentés dans un style SD, très kawaii, chacun ayant une voix digitalisée que l’on déchiffrera avec plus ou moins de facilité. On retrouve comme dans un Mario Kart les persos équilibrés, ceux qui sont plus maniables, les bourrins, etc. Le jeu se prend bien en main, même si les dérapages sont assez particuliers et ne créent pas de turbo. On est loin du feeling que peut proposer un Mario Kart. Graphiquement, le jeu s’en tire très bien, il s’agissait peut-être du jeu le plus coloré du line-up de la GBA. Le mode 7 est vraiment bien utilisé et les sprites sont adorables et bien animés. Si le tracé des maps n’est pas très varié (on a souvent l’impression d’évoluer sur un cercle), on adorera les maps inspirées de Twinbee, Gradius ou même de Metal Gear Solid.

Au niveau du contenu, on trouve un mode permis avec quelques défis à remplir pour débloquer les différents championnats (au nombre de 4, avec 4 courses, donc 16 pistes au total, sans mode miroir), des courses classiques, un time attack, un mode multi (qui nécessite plusieurs cartouches pour en profiter), quelques mini-jeux sans grand intérêt en solo et un magasin qui permettent d’upgrader des objets, parmi lesquels les classiques missiles, les pièges, tout droit sortis d’un Mario Kart. La durée de vie est donc assez faiblarde, malgré une difficulté progressive et dont les derniers défis s’avèrent assez coriaces si l’on ne débloque pas les personnages cachés (mais on peut tout débloquer en l’espace de quelques heures de jeu). Ces personnages se débloquent pour la plupart en découvrant des diamants dissimulés sur certains tracés (comme Vic Viper par exemple). Enfin, comment ne pas parler des musiques de ce jeu qui sont vraiment géniales, on y retrouve les principaux thèmes de jeux Konami remixés, mes préférées étant celles de Twinbee et MGS.

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Au final, s’il s’agit clairement d’un sous Mario Kart, le jeu n’est vraiment pas dénué de charme même si au regard du contenu aujourd’hui, le jeu a sacrément vieilli. Véritable hommage à une grande partie de ce qu’a pu faire Konami par le passé, on en viendrait presque à déplorer qu’aujourd’hui, Konami n’est plus que l’ombre de lui-même, cantonné à quelques licences (PES, MGS et bientôt le come back de Silent Hill), laissant d’autres séries phares (Suikoden, Parodius ou Goemon) sombrer dans l’oubli. Aujourd’hui trouvable à un prix tout à fait abordable (aux alentours de 3 euros), les fans de l’univers Konami ne peuvent pas passer à côté. On regrettera le fait que les tracés, bien que jolis, soient assez quelconques. La série n’a connu qu’une suite tardivement, sur iOS en 2009, renforçant dès lors son statut de Bouche-trou à l’époque où on attendait le Mario Kart Super Circuit. Aujourd’hui, on pourrait voir dans le dernier Track’n’field sorti sur DS un héritier spirituel de Konami Krazy Racer du fait de la présence de nombreux héros Konami. Encore aujourd’hui, il m’arrive de jouer à ce jeu, grâce à son ambiance déjantée, ses personnages SD tout aussi attachants les uns que les autres, ses musiques qu’il m’arrive parfois de lancer sur youtube. Il y a une vraie fraîcheur qui se dégage de ce jeu, qui fait qu’à l’instar d’un Sonic All Star Racing, même si on sait que Mario Kart est et restera LE modèle du genre, on se prenne d’affection pour ce clone aussi imparfait soit-il.

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4 commentaires pour Konami Krazy Racers : quand Konami avait plein de licences…

  1. El-Koala dit :

    Tiens, ils ont privilégié Gray Fox à Snake ?

  2. sharnalk dit :

    Avec ce qui se passe aujourd’hui pour Konami, cet article me rend encore plus triste.

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