Flashpoint Batman : Knight of Vengeance

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Exceptionnellement aujourd’hui, et bientôt plus couramment, je ne m’attaque pas à l’univers du jeu vidéo. Un peu comme pour la critique de Skyfall il y a quelques temps, je sors du média pour en aborder un autre, ici, nous parlerons Comics et plus précisément, titre obligé, d’un comics Batman. Beaucoup ont critiqué la saga Flashpoint comme étant un arc moyen afin d’expliquer le relaunch de DC Comics. Si cette critique peut s’avérer exacte en ce qui concerne l’intrigue de Flash (bien que le dernier chapitre soit intéressant), l’intérêt de Flashpoint réside dans les séries consacrées aux différents héros DC, les meilleures étant à mon goût celle mettant en scène la guerre entre Wonder Woman et Aquaman, celle à propos de Superman et bien entendu celle, dont je vais parler à présent, consacrée à Batman : Flashpoint Batman : Knight of Vengeance, avec Brian Azzarelo à l’écriture et Eduardo Risso aux dessins en 2011. J’essaierai de ne faire aucun spoil !

Pour rappel, Flashpoint montre comment Nega FLash, ennemi de Flash va bouleverser la timeline de l’univers DC et comment Barry Allen (seul personnage à se rendre compte des modifications survenues) va tenter de tout remettre en ordre. Il va d’abord se mettre en quête d’allié, sachant que Superman n’existe pas dans cet univers, mais que Batman est bel et bien présent à Gotham, Barry Allen va se rendre au manoir Wayne et quel ne fut pas sa surprise, quand il va se rendre compte que le chevalier noir n’est pas son ami Bruce Wayne, – mais roulements de tambours – son père, Thomas Wayne !

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En effet, en bouleversant la timeline DC, lors du fameux soir où tout a basculé chez les Wayne, Joe Chill n’a pas tué Thomas et Martha Wayne, mais bel et bien le petit Bruce. De ce meurtre va naître chez Thomas, non pas une soif de justice, comme Bruce, mais une soif de vengeance, leitmotiv de sa future identité. Il cherchera, à l’instar d’un Rorschach de Watchmen, d’éradiquer le crime de Gotham de la manière la plus expéditive qui soit. Lors des événements de Flashpoint, Thomas Wayne n’est plus un médecin respecté, mais un homme d’affaire semblant peu fréquentable. Il possède la plupart des casinos de Gotham City et a privatisé les forces du GCPD. La série débute quand Jim Gordon, qui semble connaître l’identité de Thomas Wayne, le convoque auprès du procureur Harvey Dent, dont les deux enfants ont été kidnappés par le Joker. Tout comme dans la timeline classique, Batman et le Joker entretiennent une relation particulière, ici, Batman n’étant jamais capable d’achever le Joker lors de leurs altercations, alors que d’autres ennemis sont purement et simplement tués par le Dark Knight.

Parmi les changements notables apportés à l’univers de Batman, notons tout d’abord la disparition d’Alfred, remplacé ici par Oswald Cobblepot, qui a connu un destin différent que celui du Pingouin de l’univers classique. Au niveau des disparitions, beaucoup d’ennemis sont aux abonnés absents, mais aussi beaucoup d’alliés, point de Robin, ni de Nightwing, ce qui est facilement compréhensible. En revanche, Oracle est bien présente, mais sous une autre identité que celle de Barbara Gordon, je préfère laisser la surprise pour ceux qui voudront lire l’histoire. L’histoire en elle-même est vraiment bien écrite, on voit que Brian Azzarelo a su s’approprier l’univers de la chauve-souris afin de la restranscrire dans l’univers de Flashpoint, accompagné par les dessins très proche du style des vieux pulps renforçant le côté polar/thriller de l’histoire. L’histoire va crescendo et de surprises en surprises jusqu’au dénouement final inattendu (mention spéciale à la fin du second chapitre, vraiment incroyable). Le Joker n’a jamais paru aussi malade et malsain, son dessin et sa manière d’opérer (sans mauvais jeux de mots) ressemblant beaucoup à ce que l’on a pu voir dans le Dark Knight de Nolan.

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En définitive, nous tenons probablement là une des meilleures histoires sur Batman qui tombera sûrement dans l’oubli, dans la mesure où Flashpoint ne restera pas dans les mémoires. Pour autant, je ne peux que recommander cette histoire qui aurait mérité d’être plus longue, ou hors Flashpoint, un peu à la manière du Superman Red Son.

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7 commentaires pour Flashpoint Batman : Knight of Vengeance

  1. El-Koala dit :

    Je veux lire ce livre. Maintenant. :3

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